4 mars 2008

Ligue des Champions, Milan AC - Arsenal

Le match vient de se terminer, et le résultat final reflète parfaitement la physionomie du match, une fois n´est pas coutume lorsqu´il s´agit d´une équipe italienne.

J´aime les Gunners; leur jeu basé sur l´attaque, sur la circulation constante du ballon, sur la technique au service du collectif, sur la vitesse... A l´époque des Galactiques du Real Madrid (après 2002, quand ils renforcèrent l´effectif avec Ronaldo, puis Beckham, puis Owen, etc..), le jeu offensif était absolument sublime, mais la défense ne donnait pas les mêmes gages de sécurité. Le jeu d´Arsenal, de la défense jusqu´à l´attaque, est basé sur la notion d´équilibre. Vous avez vu la fréquence avec laquelle Gallas, défenseur central, se porte en attaque pendant le cours du jeu, et la facilité avec laquelle un joueur nettement plus offensif de nature comme l´est Clichy le couvre dans ces cas-là? Tous les joueurs qui font partie de l´effectif d´Arsenal, à l´exception d´Adebayor, jouent leur rôle de récupérateurs avec le même zèle qu´ils dévouent à se porter vers l´avant.

Un joueur incarne en particulier pour moi cette délicate alchimie d´Arsenal. Evidemment, il s´agit de Fabregas. Cela fait plaisir d´entendre dire qu´il se sent chez lui au club et qu´il compte y rester toute sa carrière. Le but qu´il marque à la 84ème minute me fit vraiment prendre conscience qu´il est en train de devenir l´équivalent de Steven Gerrard à Liverpool, non seulement le joueur le plus doué sur le terrain, mais aussi le baromètre de l´âme de l´équipe, un capitaine-courage dont la combativité peut ressusciter magiquement les partenaires.

Sur l´action, apparemment anodine, on voit clairement à quel point Fabregas est le patron d´Arsenal sur le terrain. Le tir, sans atteindre des sommets de vitesse, est incroyable, il se niche dans les recoins de la cage, là où le goal n´avait aucune chance de le dévier. Il ne venait pas de produire une énorme accélération, il ne met pas toute la patate, mais n´empêche; un tir vraiment venu de nulle part. Et pourtant, les coéquipiers de Fabregas n´ont pas l´air si étonnés que cela. Lors d´un match qu´Arsenal dominait sans parvenir à débloquer, il était clair qu´ils avaient pleinement confiance en lui pour faire basculer le sort de la rencontre.

Fabregas avait bien joué jusque là, s´employant à fond dans la récupération, participant avec clarté dans la construction du jeu, mais ce n´était pas un de ces matches où il semble touché par la grâce. Mais un éclair de sa part fut suffisant pour changer complètement les états d´esprits. Voilà qui montre l´étendue de sa force mentale. Il lui faut encore gagner de la constance et progresser, c´est vrai, mais que le futur d´Arsenal s´annonce prometteur pour les 5 ou 6 prochaines années !!

Chapeau, Arsène Wenger. Cette équipe régale, épate, et gagne depuis et pour encore longtemps.